Mon bilan féministe 2014

par Annie Cloutier

Les médias débordent de « bilans 2014 » en tous genres. Dans le Devoir de ce matin, Martine Delvaux fait remarquer, à raison, que « la rétrospective est quelque chose comme un agencement de cadeaux ».

Ainsi, écrit-elle en substance, on place sous le sapin de la fin de l’année 2014 : les déclarations féministes de vedettes médiatiques, la dénonciation du harcèlement de rue, la critique du manspreading, les mots-clics #YesAllwomen et #AgressionNonDenoncee, le machisme des jeux vidéo et du monde techno, le sexisme de la colline parlementaire et des campus, la question du consentement, les crimes envers les femmes autochtones. (J’ai simplifié la citation.)

« Le sens de la rétrospective, conclut Delvaux, a à voir avec l’emballage. Au fond, la rétrospective est un emballage : on fabrique le passé en le plaçant dans une boîte avec un joli ruban. Au lieu de développer, de déballer le présent, on le range, et on cesse d’y penser. On garde ainsi quelques éléments bien précis de l’année qui vient de se terminer, des choses dont on dit qu’elles l’ont « marquée ». Mais ces choses, ainsi retenues, donnent l’impression d’être en même temps tenues au silence. »

 *

À ma connaissance, aucun média n’a retenu la parution d’Aimer, materner, jubiler. L’impensé féministe au Québec comme un événement féministe québécois de l’année 2014. Cela n’a rien d’étonnant. Dans ma prochaine publication sur ce blogue, j’expliquerai pourquoi la pensée non formatée peine à se frayer un chemin dans nos sociétés. Bien que les discours féministes à forte teneur idéologique soient régulièrement critiqués par la population, notamment pour leur tendance au manichéisme, il me semble que ces discours, au fond, plaisent et qu’on aime les adorer ou les détester sans ambages, parce qu’ils sont aisément reconnaissables. On y adhère, ou pas.

Or, avec Aimer, materner, jubiler, j’ai tenté une approche différente. J’ai essayé de proposer une vision personnelle, mais étayée, de la place que devrait occuper la maternité au sein de l’organisation de notre société en général, et de la pensée féministe québécoise en particulier. Bien que plusieurs médias se soient intéressés à la parution de mon ouvrage, le féminisme en général a choisi de l’ignorer, se contentant parfois de le mépriser en privé, souvent sans l’avoir lu. Plusieurs féministes ont tenu pour acquis que j’attaquais le féminisme et que je remettais en question sa nécessité pour notre société. C’est faux. Je suis féministe. Je pense que « mon » mouvement gagne à héberger des voix diverses, créatives, critiques et subversives. Je pense qu’il gagne à être analysé de l’intérieur, y compris au sujet de la maternité, et constamment évalué.

Heureusement, toutefois, l’essentiel n’est pas là. Car en dépit du peu d’ouverture de l’univers féministe québécois (certaines exceptions notables subsistent, évidemment), il semble qu’Aimer, materner, jubiler ait largement atteint son but principal, qui était d’offrir des outils intellectuels et du soutien à toutes celles et ceux qui ressentent un manque dans l’organisation de leur vie familiale et dans la réflexion qu’elles entretiennent en permanence à ce sujet. Élargir le spectre du sens, du bonheur, de la morale et du choix pour celles et ceux qui s’efforcent d’unir convictions personnelles et mieux-être du plus grand nombre dans notre société. Dire. Témoigner. Partager. Je crois sincèrement que cet objectif a été atteint.

Voici donc mon bilan féministe 2014 : les mots de celles et ceux qui m’ont lue et qui, mus par la générosité, la curiosité, la démarche intellectuelle et l’envie de contribuer, sont entrés en discussion et en réflexion avec moi. Voici leur histoire, leurs débats intérieurs, la richesse de leurs tergiversations.

En espérant que leurs mots enrichissent à leur tour notre réflexion collective. La maternité est une composante beaucoup trop fondamentale de nos sociétés pour que nous la tablettions une fois déballée!

*

P.S. Faut-il le préciser?  L’abondance des citations retenues ci-bas vise à illustrer la diversité des réactions et l’ampleur du besoin de reconnaissance et de réflexion auquel Aimer, materner, jubiler a répondu. Non à m’auto-octroyer louanges et félicitations.

 *

« J’ai passé la dernière semaine à lire votre essai Aimer, materner, jubiler avec attention et intérêt. D’abord, je tiens à vous féliciter. Bien que je ne partage pas toujours vos positions, je vous assure que vous avez grandement nourri ma réflexion. Je vous remercie pour cela. »

« Je suis donc retournée comme les autres travailler après mon congé de maternité (trop court : un an seulement !) et là, cinq mois après ce rythme effréné « auto-boulot-peu de dodo » (il est où mon bonheur à moi ???), j’ai craqué en pleine réunion! »

« Merci encore pour ton travail… T’écouter hier me permet ajd de me choisir avec moins de culpabilité, ce qui est l’équivalent d’un beau vent de fraîcheur. »

« Merci surtout à toi de nous rappeler qu’une réflexion (personnelle et de société) s’impose! »

« J’aimerais vous dire qu’à un moment, cette vision que vous avez de la maternité et que je partage, j’ai souhaité la faire entrer entre les murs de l’Université. Le féminisme ne gagnerait-il pas à s’ouvrir à des expériences de la maternité relatées par de jeunes femmes? C’est ce que je pensais, et j’ai tenté beaucoup de choses pour changer le regard du milieu par rapport aux mères, partager mon vécu avec des pairs et des étudiants en me référant à des écrits féministes liés à des courants délaissés : l’écoféminisme, le féminisme de la différence, le Care. Dire que j’ai frappé un mur serait peu dire. »

« Je cherche des repères, des gens qui font de la « politique » autrement. »

« Bonjour Mme Cloutier, j’ai beaucoup aimé votre entrevue de ce matin à Paul Arcand. Vos idées me rejoignent, moi la maman qui ai décidé un jour de rester à la maison avec mes enfants par choix, par plaisir, mais pas toujours facile. »

« Juste un petit mot pour vous dire combien j’ai apprécié votre essai : subversif et si libérateur. Vos arguments sont redoutablement efficaces… auriez-vous étudié le droit, avant la sociologie? »

(Note de ma part : oui! Bien vu! J’ai étudié le droit à l’Université Laval en 1992-1993.)

« J’ai moi-même fait mon « opt-out » en 2007, quand j’ai réalisé que je n’avais pas vu grandir ma fille et qu’elle était à un an de l’entrée à la maternelle. Ça m’a donné le temps et l’énergie d’en avoir un autre. Maintenant, ça me permet de lire autant que le cœur m’en dit, d’aider mes voisines avec leur famille, de m’impliquer à l’église et d’écouter siffler le vent. »

« Féministe, j’ai souvent eu l’impression d’être une traitre à la cause. Merci de me fournir les munitions intellectuelles pour faire face aux divers commentaires qui voudraient me voir réenfiler mes habits de prolétaire. Je préfère de loin les robes soleil! »

(Note de ma part : ce commentaire est le parfait envers de ce qu’on entend le plus souvent : « renvoyer les femmes à leurs chaudrons ». Quelle contrainte est la plus réactionnaire? Travail rémunéré ou maternité? La réponse n’est pas auto-évidente.)

« Si vous saviez comme votre livre m’a influencée. J’ai pris la décision d’être maman au foyer plus longtemps, grâce à votre essai. »

« Je vous ai entendue aujourd’hui à la radio et à la télévision et je tenais à vous féliciter pour votre point de vue et vos convictions sur le fait qu’une maman puisse choisir en toute liberté et respect de rester à la maison afin d’élever ses enfants au lieu de les confier au système de garderie. »

« Cependant, à cause de notre choix, ma femme a souvent dû essuyer des remarques négatives et désobligeantes de son entourage et je dirais surtout des femmes comme si elle venait d’un époque révolue. »

« Merci beaucoup de défendre les femmes qui font librement ce choix et de parler si bien en leur nom. »

« Votre livre qui va au-delà des mièvreries que l’on entend habituellement sur le fait d’être mère, de la conciliation travail-famille et autres concepts qui ont la fâcheuse manie de réduire le lien mère-enfant à des velléités économiques. »

« J’ai donc passé le plus bel automne de ma vie (maître de son temps, c’est cool !)… mais je me rends compte qu’à travers les propos et les non-dits des autres, on se fait tellement juger ! »

« Si ce n’est pas dans les milieux féministes que l’on peut parler de la maternité, dans quels espaces le peut-on? Avec quel avenir possible? »

« J’avais laissé traîner le livre dans le salon. Ma charmante compagne l’a ramassé, s’est dit : « Tiens, qu’est-ce que c’est », a lu quelques pages… et elle s’est mise à m’engueuler. « Qu’est-ce qui t’a pris d’acheter ce bouquin? C’est qui, cette femme au foyer qui critique le féminisme?!? Elle veut nous renvoyer à nos chaudrons, c’est ça ? » Et ma charmante compagne de me raconter une histoire qu’elle m’a racontée 100 fois : à quel point elle est fière d’être indépendante financièrement, sans cette indépendance financière elle n’aurait jamais pu divorcer et voler de ses propres ailes, elle n’acceptera jamais de se faire entretenir par un homme, etc. J’ai essayé de lui expliquer le propos d’Aimer, materner, jubiler, ta critique du féminisme, rien à faire, elle ne voulait rien entendre. »

« Je vous écris à la suite de votre entrevue à l’émission Médium Large à Radio-Canada pour vous dire à quel point j’ai trouvé nécessaire votre discours sur la conciliation féminisme-maternité dans cette ère moderne. »

« J’ai été témoin, au pire, d’une forme de dogmatisme, et au mieux, d’une indifférence, chez les féministes à l’égard des mères qui faisaient le choix de rester à la maison. »

« Je suis rassurée et heureuse de voir que d’autres discours, le vôtre est très nuancé et éloquent, vont en ce sens. »

« Bonjour Mme Cloutier. Je viens de vous voir à Denis Lévesque et je vous dis wow. La preuve que les femmes à la maison peuvent être cultivées, ont des choses à dire. Moi j’ai toujours travaillé et j’ai toujours dit que la plus belle année que j’ai eue, c’est l’année que j’ai eu mon fils et que j’ai pris un an avec avant de retourner travailler, il y a de ça 27 ans. »

« Je suis désolée, aujourd’hui on dirait que c’est honteux de demeurer à la maison pour éduquer ses enfants. Selon moi, mère à la maison = « enfants avec moins de médicaments ». »

« Je trouve rassurant de savoir qu’avec le temps, faire fi des pressions sociales peut devenir plus facile. C’est décidément une chose à laquelle je réfléchis beaucoup ces temps-ci, et avec laquelle (pour être honnête) je me débats, sur un tas de sujets. Une sorte d’envie de s’écouter, seulement soi, mais en même temps de connecter avec d’autres, de partager des expériences communes. Se centrer sur ce qu’on considère comme une vie belle et bonne me semble une bonne piste… »

« Et je n’enlève rien à l’importance de l’œuvre de Beauvoir dans la littérature mais, c’est bien loin de tout ce que les biologistes évolutionnistes connaissent sur la question. J’enverrais bien [le journaliste] suivre un beau petit cours de biologie évolutive pour qu’il comprenne que ce n’est pas Simone de Beauvoir qu’il faut citer sur cette question!! C’est totalement faux de dire qu’on ne naît pas femme mais qu’on le devient! Je suis entièrement en désaccord avec cette affirmation, comme la majorité des biologistes le sont! »

« Une fois, lors d’une réunion féministe, j’ai éclaté en sanglots, fatiguée des attaques portées contre ma volonté d’être surtout « à la maison ». J’ai entendu des murmures : « Elle doit être en post-partum… » Et puis, à la fin, on me suggéra de m’aider à trouver un job pour aller mieux. »

« Ah! Les études sur le partage des tâches… Même mes enfants, au cours de leurs études collégiales, ont remarqué cette faille majeure d’oublier l’entretien extérieur dans les calculs. Et personne ne semble le mentionner dans les médias. »

« Je vous ai envoyé quelques réactions, mais je ne vous les enverrai certainement pas toutes… Tout le livre sera bientôt surligné et annoté! Vous avez plus de connaissances que moi en sciences sociales et vos arguments sont mieux énoncés et appuyés, mais c’est presque incroyable de voir à quel point ce sont les miens. »

« Disons que votre livre m’a fait un bien fou, moi qui en étais à me demander si j’étais en train de gaspiller mon talent, avec mon bac en mathématiques-informatique et ma job payante… En train de faire de la pâte à modeler ou balancer mes enfants… »

« C’est si facile de se faire embrigader dans le mode « rémunération contre valorisation » que parfois, il me faut un discours comme le vôtre pour me convaincre du bien-fondé de mes valeurs personnelles… »

« Que moi et mon chum, nous ne sommes pas les seuls « extrêmes » (comme je me suis déjà fait dire) puisque nous souhaitons être avec nos enfants dans leurs premières années! »

« Je me suis reconnue dans certains passages, comme le fait que vous soyez végétarienne ou que vous allaitiez vos enfants. J’ai d’ailleurs terminé la lecture avec un bambin accroché au sein! »

« Merci! MERCI! M-E-R-C-I!!! »

« Je suis une maman de 42 ans qui est diplômée de quatre métiers mais qui a depuis neuf ans décidé avec mon conjoint de demeurer à la maison pour mon garçon et je dois dire que ce n’est pas facile de voir les jugements des gens. »

« Bref le but de ce message est pour voir avec vous si vous pouvez m’aider au sujet du « contrat de femme au foyer ». Vous en avez parlé brièvement à Denis Lévesque… Comme nous ne sommes pas mariés, j’aimerais que nous en mettions un sur pied… mais je ne sais pas quoi y inclure, ni comment le rédiger… En avez-vous un exemple? Si vous pouvez me donner quelques pistes ce serait très apprécié. »

« Bravo Mme Cloutier, c’est la première fois que j’entends un discours aussi censé sur le sujet. Vous ne jugez personne, n’imposez pas vos choix c’est ce que j’ai apprécié. Je travaille à plein temps, j’ai deux enfants et je suis heureuse d’avoir pu faire ce choix et vous le vôtre, pour moi c’est ça la liberté! »

« Je tenais à vous faire savoir que je me suis grandement reconnue à travers votre dernier livre Aimer, materner, jubiler. J’ai 29 ans, j’ai un diplôme d’étude universitaire et je suis maman à la maison d’une petite fille de 30 mois et d’un petit garçon de 16 mois. J’ai fait ce choix parce que je ne me voyais pas vivre autrement et que j’ai un conjoint qui m’appuie constamment dans ce que je crois être le mieux pour mes enfants, ma famille et moi. Il va de soi que nous sommes loin d’être riches, mais nous faisons des choix et nous sommes très créatifs dans la façon dont nous nous débrouillons au quotidien. »

« Cela m’a fait du bien de vous lire, car il n’y a pas une heure dans une journée où je ne me questionne pas à savoir si j’offre le meilleur à mes enfants… C’est parfois difficile d’aller dans le sens contraire de la plupart de gens. »

« Bonjour Madame Cloutier, j’ai lu votre article dans ma revue Châtelaine et je dois dire que l’on pourrait être de grandes amies vous et moi. J’aurais tant voulu être une maman au foyer, du plus profond de mon âme c’est là que je me suis sentie la plus heureuse et pleinement épanouie. Même si je travaille à l’extérieur, encore aujourd’hui, c’est à la maison que je me sens bien, à préparer de la bouffe maison, voir au bien être de ma petite famille. »

« Je viens de terminer votre livre Aimer, materner, jubiler. J’en ai été soufflée. Mon chum trouvait que je lisais lentement, moi qui lis trop rapidement, souvent. C’est que ça me faisait réfléchir et ronger mes ongles. La réflexion sur le féminisme, la pauvreté, la politique « familiale » du Québec… Merci pour ce livre et bravo d’avoir tout écrit de façon si claire et rentre-dedans. »

« Vous dire combien votre livre Aimer, materner, jubiler m’a touchée est difficile à faire avec des mots, par l’entremise d’un impersonnel courriel. Je le fais, malgré mon désir de ne pas vous embêter, car je me reconnais franchement dans votre livre. »

« Merci et félicitations d’avoir osé écrire sur ce sujet en l’ayant abordé de façon très rationnelle et réaliste. Peut-être cela pourrait être intéressant pour la prochaine saison de Tout le Monde en Parle? »

« J’ai connu ce qu’était de travailler plus de 70 heures par semaine. J’étais vraiment bien rémunérée mais tellement épuisée. Ma vie n’avait aucun sens. »

« J’ai lu votre livre Aimer, materner et jubiler. Je n’ai qu’un mot à vous dire : merci. Merci d’avoir écrit ce que plusieurs mamans au foyer pensent, mais qu’elles osent difficilement exprimer dans une société qui ne les reconnaît pas toujours. Merci d’avoir écrit ce livre afin de permettre à d’autres femmes de savoir qu’on peut choisir de faire carrière, mais aussi d’être mère au foyer si tel est leur désir. »

« Merci de prendre la parole pour les femmes qui comme moi ont fait le choix d’élever leurs enfants. Je suis éducatrice en garderie et j’ai fait le choix d’élever mes quatre enfants plutôt que ceux des autres. »

« Je me suis souvent fait dire que je ne faisais rien. »

« Je suis tombée par hasard sur votre entrevue à MAtv ce matin et je voulais juste vous dire merci, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui vient d’organiser mes pensées!!! »

« Continuez à écrire, Annie, j’ai pris plaisir à vous lire malgré certaines divergences d’opinions. J’aime le débat dans l’espace public, je pense qu’il est sain et nécessaire. »

« J’aurais aimé que vous me donniez follement envie d’être à la maison à temps plein avec mes enfants, que vous me fassiez découvrir concrètement tout ce que j’ai manqué en allant enseigner! Par moments, vous y arrivez, et à mon humble avis, ça donne lieu aux meilleurs passages de votre essai. »

« Je suis en train de lire ton livre Aimer, materner, jubiler. Je suis particulièrement touchée par les réflexions que tu proposes. Dans le cadre de mon travail, je rencontre plusieurs femmes épuisées qui voudraient donner un nouveau sens à leur vie. Je vais leur proposer la lecture de ton livre. »

« Partageant vos convictions avec une étonnante synchronicité, le sentiment qui émane de la lecture d’Aimer, materner, jubiler est pour le moins grisant. Une lecture de laquelle découle aussi peu de divergences est rafraichissante à l’occasion! »

« La difficulté d’investir un féminisme dont les portes restent closes devant nous [demeure]. Merci de tenter de les ouvrir avec un bélier! »

« Merci pour votre courage à écrire ces choses importantes sur la maternité. »

« p.s. Première fois de ma vie que j’écris un si grand texte sur FBK! Ton travail m’inspire, faut croire! »

Rature et lit II

En entrevue avec Elsa Pepin, dans le cadre de l’émission Rature et lit consacrée à la maternité, en avril 2014. En compagnie de Louise Dupré et de Fanny Britt.

Publicités