Annie et la sociologie : deuxième année

par Annie Cloutier

Voici bientôt un an qu’annieetlasociologie a été créé. Une année peu banale se conclut pour moi ces jours-ci. Au moment de commencer à bloguer, à la fin de l’été dernier, en proie à de sérieuses douleurs à l’épaule gauche, j’avais décidé d’abandonner mon doctorat. Alors que je me figurais que la souffrance chronique serait l’un des principaux thèmes de ce blogue, je ne l’ai pas abordé une seule fois en fin de compte. Par contre, la défense du patrimoine bâti de Sillery, l’anxiété et le yoga ont pris plus d’importance que ce que j’avais cru au départ.

Le yoga, la physiothérapie et la médication aidant, la douleur et l’anxiété ont peu à peu diminué. En janvier, j’ai pris des décisions importantes concernant ma vie privée et j’ai repris mon doctorat. J’ai raconté de larges pans de ce cheminement (pas tout) dans annieetlasociologie.

Début mars, Aimer, materner, jubiler. L’impensé féministe au Québec est paru et une belle campagne de publicité s’en est suivie. Vous avez été nombreux à m’écrire par tous les moyens à ce sujet. Du fond du cœur, je vous en remercie.

Il y a un an, je n’avais encore jamais blogué, ni même exploré les possibilités de communication qu’offre Internet. À ce jour, je ne possède pas de téléphone cellulaire, je passe peu de temps sur les réseaux sociaux et je ne texte pas. Mais le blogue possède des caractéristiques qui m’ont attirée : gratuit, libre et immédiat. Je cherchais alors – et je cherche toujours – une façon de contribuer à la société de la façon qui me convient le mieux : en partageant mon quotidien et mes réflexions, en écrivant.

Un an plus tard, je suis heureuse et comblée par l’année qui se termine. À tâtons, j’ai évolué vers une forme de publication qui me satisfait de mieux en mieux, parce qu’elle s’approche toujours plus du sens et de la forme de ce que j’ai envie de partager.

Et j’ai eu le plaisir de faire connaissance avec vous.

Les gens me demandent parfois ce qui peut bien me pousser à me « mettre ainsi à nu ». Je réponds d’abord que je ne dévoile que ce que je désire bien partager. Mais surtout : c’est un engagement profond, fondé sur ma personnalité. Je possède une formation universitaire solide, j’ai une tête sur les épaules, un caractère fort et je sais écrire : bloguer, en quelque sorte, est une évidence pour moi. Je suis convaincue que partager rend meilleur (personnellement et collectivement), démantèle les tabous, suscite la réflexion et contribue à faire avancer la société.

En septembre 2013, dans mon tout premier texte, j’écrivais à mon mari :

Alors, tu vois, j’admets sans peine que je suis difficile à suivre, mais pour autant, je ne suis pas certaine de te donner raison quant à ce que je termine et ce que je ne termine pas. […] Qui sait où je me rends? Ce que je tente d’accomplir? À partir d’aujourd’hui, je consacre ma vie à être celle que je suis, simplement. La mère de nos enfants. Ta femme. Une personne qui écrit.

Cela, du moins, n’a pas changé. Avancées, reculs, hésitations : mon parcours ressemble probablement aux vôtres. Merci de continuer de progresser avec moi. Et souhaitons-nous une superbe année!

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Vous pouvez écouter mes chroniques radiophoniques chaque vendredi matin, vers 8h à CKRL 89,1 FM dans le cadre de l’émission Les matins éphémères, animée par Caroline Stephenson. (L’heure peut varier légèrement.) L’émission peut toujours être réécoutée en baladodiffusion.

Pour toute demande d’entrevue, vous pouvez m’envoyer un message personnel sur Facebook.

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